Frank BRUNO, président du jury 2013

 

Moniteur de plongée et scaphandrier professionnel, Frank BRUNO vit en Corse à bord de son bateau. Amputé d’un tibia à la suite d’un accident, ce sportif de haut niveau ne s’arrête pas pour autant dans son élan et mène de nombreuses expéditions qui l’entraîneront du Mont Kilimandjaro au Pôle Nord, du Groenland à l’Argentine et plus encore.

En 2003, il crée l’association “Bout de Vie” (dont il est aujourd’hui le président) qui a pour objet d’aider et d’accompagner les personnes amputées à surmonter leur différence notamment par la valorisation de leur potentiel de vie et du sens du dépassement de soi.
En décembre 2005, il traverse l’Atlantique à la rame à l’occasion de l’Atlantic Rowing Race. Avec son co-équipier et ami Dominique Benassi (13 fois champion du monde handisport de triathlon), ils bouclent le parcours en 54 jours et montent sur la troisième marche du podium.

 

En 2010, il réalise la descente du fleuve Yukon en solitaire sur 2 500 km en kayak puis, en 2012, il associe vélo et kayak pour relier en solitaire le phare le plus septentrional de l’Europe continental au phare le plus méridional de France : c’est le projet “Arcticorsica”.

En octobre 2012, son second livre intitulé Ayeltgnu, le défi d’une vie debout paraît aux Éditions Au coin de la rue, collection “Au coin du monde”.

www.boutdevie.org

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Un commentaire

One Response to “Frank BRUNO, président du jury 2013”

  1. [...] Je suis né à 200métres tout au plus de la Méditerranée, sans savoir nager je fouillais déjà avec mes palmes et mon masque bleu les fonds à la recherche de quelques trésors oubliés, je ne suis plus certain si j’ai appris à marcher où à plonger en premier !!! Mon premier voyage-plongée en famille au bout du monde, à cette époque le tourisme était un privilège, à 14 ans j’avais déjà bullé dans tout les océans de la planète, j’étais devenu avec dérogation de la fédé le plus jeune initiateur de France, à 15 ans je franchissais la barre des 60mts très régulièrement, je connaissais par cœur le regard froid de presque tout les requins. Devançant mon appel dans la « Royale », je comprenais que je n’aimais pas que l’on me donne des ordres et le destin bascula, une patte en moins. Si mes bouteilles de plongée était un « bi » je devenais uni ; jambiste ! Major de promotion du monitorat et l’appel du large, un long voyage  aux quatre coins de « ma » Méditerranée. Des souvenirs j’en des millions, des plongées des milliers mais une seule vie à cloche pied. De toute mes balades sous-marines la plus belle est celle d’après mon accident, je ne devais pas, j’étais encore sous cachet, ma greffe de peau était trop fraîche, mais au diable les contraintes, sur une palme, accroché aux bouteilles de mes potes je flottais enfin sans douleur dans trente mètres, tout redevenais facile, j’étais libre comme avant ce putain d’accident ! Puis j’ai continué à plonger, à guider des milliers de gars et de filles, certains y ont trouvé une vocation, un métier. Je suis toujours fier de recevoir un courrier d’un ancien élève qui est venu, prof de plongée, démineur, biologiste… Le bâton du relais est passé sans chuter. Bout de Vie depuis dix ans permet à des amputés de tout bord de retourner en apesanteur, quelle joie de voir sortir de l’eau ces « frères et sœurs » d’amputation avec la victoire comme breloque. Certain ne voient en moi que celui qui a été le premier handi à traverser un océan à la rame, d’autres voient plutôt le sauveteur qui est allé sortir des griffes de la mort pas mal d’insouciants, d’autres encore m’associent au chercheur de pièces d’or et d’amphores. Je ne sais pas qui a raison, qui a tort, je n’aime pas l’étiquette de marin, je ne régate pas, je ne fréquente pas les clubs et encore moins les salons nautiques, je ne lis que très rarement des magasines spécialisées et évites les pontons où les « moi j’ai fait » parle de tempête alors que ce n’était qu’un simple « grand frais » ! Je suis juste un habitant de la mer, ces dix derniers jours j’ai déséchoué seul deux voiliers, récupéré un immense ponton qui pouvait être dangereux à la navigation et dépollué une épave. Je n’en cause pas, c’est un quotidien bien banal, vous ne parlez pas de vos courses du supermarché le samedi ! Donc j’ai accepté de présider le festival mondial du film de mer. Une tache que je prends le plus sérieusement du monde, les films présentés sont le panel complet qu’offre l’univers professionnel de la mer. Un président est une sorte de chef d’orchestre qui donne sa touche de sensibilité. Les mots clés qui me viennent de suite à l’esprit, sont : Nouvelles découvertes, avenir de l’homme sur et sous la mer, poésie océane, partage et bien sur différence. Je suis très ému, honoré et enchanté par cette tache qui m’a été si gentiment confié, je vais donner le meilleur de moi pour que ce festival soit à la hauteur de ça réputation. Un grand merci à la Guilde Européenne du Raid et plus particulièrement à Cléo Poussier-Clottel, , Olivier Allard, Patrick Edel, Anne Quéméré, Corinne Husson… Le site: Ecran de la mer [...]

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